Le Vélo de la Soie au Kirghizstan

Comme vous le savez sans doute déjà, le Vélo de la Soie est un projet combinant une expédition cycliste de plus de 4000 km à travers cinq pays d’Asie Centrale et un témoignage sur les différentes relations que l’homme entretient avec les animaux dans cette région du monde. Qu’avons-nous retenu de notre traversée du Kirghizstan (du 12 juillet au 8 août 2016) et comment notre projet a-t-il avancé ?

Premiers entretiens

Notre mois passé au Kirghizstan a été très fructueux pour la partie reportage du projet, à tel point que nous avons parfois eu l’impression de passer plus de temps le bloc note et la caméra à la main que sur le vélo. Et oui, entre deux coups de pédale, il faut  contacter les personnes-clé, trouver les traducteurs, organiser les interviews, rédiger les articles sans oublier le tri gigantesque et continu des photos et vidéos (rien qu’au Kirghizstan, nous avons pris plus de 1000 séquences vidéo). Le Kirghizstan nous a donc offert les premiers témoignages des différentes relations que l’homme entretient avec les animaux en Asie Centrale, avec notamment celles liées au loisir et à l’élevage : découverte de la chasse à l’aigle et interview d’un « berkutchi » à Bokonbayevo, entretiens avec des éleveurs dans un des plus grands marchés à bestiaux du pays ainsi que sur les immenses étendues entourant le lac de Song-Kol, et suivi d’un vétérinaire rural pendant une journée à Sary-Mogol, un petit village lové au pied du fameux pic Lénine. Que nous réserve maintenant le Tadjikistan ?

Plus de 1000 km au compteur

Pour ce qui est de l’aspect sportif, le Vélo de la Soie au Kirghizstan fut un périple de 1200 km à vélo qui nous a bien fait suer ! Tout a commencé par une mise en jambe salutaire de 500 km autour du lac d’Issyk-Koul, à l’est du pays. Une partie facile et agréable, idéale pour prendre ses marques : des dénivelés négligeables, des automobilistes très respectueux (bien que nombreux), des routes très bonnes (relativement à ce que nous avons vécu par la suite), un temps clément (bien qu’on ait essuyé quelques orages terribles certaines nuits) et aucun problème lié au ravitaillement en eau et en nourriture. Et puis, au bout d’une dizaine de jours, les choses sérieuses ont commencé. Nous avons quitté le lac pour nous attaquer à la région montagneuse du pays, en passant par Koshkor, Song-Kol, Kazarman, Osh et Sary-Mogol. Au cours de ces étapes, nous avons du pédaler ou pousser sur des centaines de kilomètres le long de pistes isolées de très mauvaise qualité et grimper plusieurs cols à plus de 3000 m sur les pistes susnommées. Pour ne pas simplifier les choses, le temps est devenu beaucoup plus instable et nous avons subi nos premières intoxications alimentaires. Malgré ces difficultés, nous gardons la grosse pêche !!! Nous avons été comblés par les paysages Kirghizes mais surtout par l’hospitalité locale. Et maintenant ? Nous devons affronter la Route du Pamir au Tadjikistan qui, écrivons-le honnêtement, avec ses centaines de kilomètres de mauvaise route au dessus de 4000 m d’altitude, nous impressionne beaucoup. Libérez vos poumons, on est parti !!!

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Éleveur kirghize de petits ruminants.

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Avec notre crew devant le pic Lénine.

 

Notre trajet au Kighizstan :

tim map

 

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